Évaluation neuropsychologique post-commotion cérébrale à Montréal

Documenter les séquelles cognitives pour mieux récupérer.

La commotion cérébrale, ou traumatisme craniocérébral léger, peut laisser des séquelles cognitives qui retardent le retour aux activités. L’évaluation neuropsychologique précise l’ampleur des atteintes et soutient les décisions de retour à l’école, au sport ou au travail.

Cerveau se dispersant en particules, évoquant les effets d’une commotion cérébrale
La commotion cérébrale

Un traumatisme craniocérébral qui touche le fonctionnement cognitif

La commotion cĂ©rĂ©brale est un traumatisme craniocĂ©rĂ©bral lĂ©ger causĂ© par un choc direct Ă  la tĂŞte, au visage ou au cou, ou par une secousse violente du corps qui transmet une force au cerveau. Elle perturbe temporairement le fonctionnement cĂ©rĂ©bral sans forcĂ©ment causer de lĂ©sion visible Ă  l’imagerie standard. Les signes apparaissent immĂ©diatement ou dans les minutes qui suivent l’impact. Bien que la plupart des commotions se rĂ©solvent en quelques semaines, une proportion significative des personnes atteintes prĂ©sente des symptĂ´mes persistants qui mĂ©ritent une Ă©valuation clinique approfondie.

  • Une expertise ancrĂ©e en neurologie clinique

    L’Ă©valuation neuropsychologique post-commotion relève d’un croisement prĂ©cis entre la neurologie, la neuropsychologie et la mĂ©decine de rĂ©adaptation. Dre Sabrina Diab a rĂ©alisĂ© son internat doctoral au Montreal Neurological Institute, un milieu de rĂ©fĂ©rence en neurologie clinique, ce qui ancre son approche dans la lecture fine des atteintes cĂ©rĂ©brales acquises et de leurs rĂ©percussions cognitives.

Le syndrome post-commotionnel

La récupération suit des phases cliniques distinctes

La rĂ©cupĂ©ration après une commotion cĂ©rĂ©brale ne suit pas une ligne droite. Elle se dĂ©roule en phases qui permettent d’orienter la prise en charge et le moment oĂą une Ă©valuation neuropsychologique devient pertinente.

01
J+0. Phase aiguë, les premiers jours

Maux de tête, confusion, nausées, sensibilité à la lumière et au bruit, fatigue intense, difficultés de concentration. Le repos cognitif et physique est la priorité clinique. Toute aggravation nécessite une consultation médicale immédiate.

02
2 sem. Phase sub-aiguë, deux à quatre semaines

La majoritĂ© des symptĂ´mes commence Ă  s’estomper. La reprise progressive des activitĂ©s est recommandĂ©e selon les paliers de retour Ă  l’Ă©cole, au travail et au sport. Les difficultĂ©s cognitives qui persistent Ă  ce stade mĂ©ritent une attention clinique accrue.

03
1 mois. Syndrome post-commotionnel, au-delĂ  d'un mois

Lorsque les symptĂ´mes persistent plus d’un mois, on parle de syndrome post-commotionnel. Les plaintes cognitives concernent surtout l’attention, la mĂ©moire de travail et la vitesse de traitement. Une Ă©valuation neuropsychologique est particulièrement pertinente Ă  ce stade pour objectiver les atteintes.

04
3 mois +. SymptĂ´mes persistants, trois mois et plus

Au-delĂ  de trois mois, les symptĂ´mes persistants justifient une Ă©valuation approfondie qui documente le profil cognitif et oriente la rĂ©adaptation. L’Ă©valuation appuie aussi les dĂ©marches auprès des assureurs, de la SAAQ, de la CNESST ou de l’Ă©quipe-Ă©cole pour les enfants.

Les symptĂ´mes Ă  surveiller

Les plaintes cognitives fréquentes après une commotion

Voici les symptômes cognitifs les plus fréquemment rapportés après une commotion cérébrale. Leur persistance justifie une évaluation clinique.

  • DifficultĂ© Ă  maintenir l'attention sur une tâche, en particulier en prĂ©sence de bruit ou de plusieurs sources d'information
  • Oublis de consignes, de rendez-vous ou d'informations rĂ©centes qui Ă©taient bien retenues avant la commotion
  • Ralentissement subjectif de la pensĂ©e ou sentiment que le cerveau fonctionne au ralenti
  • Fatigue cognitive importante après une courte pĂ©riode de travail mental ou scolaire
  • IrritabilitĂ©, tolĂ©rance rĂ©duite au stress, ou changements d'humeur qui ne ressemblent pas Ă  soi
  • Troubles du sommeil, insomnie, sommeil non rĂ©parateur ou somnolence diurne
  • Maux de tĂŞte qui s'aggravent avec l'effort cognitif ou les Ă©crans
  • DifficultĂ© Ă  retrouver les mots, Ă  organiser ses idĂ©es ou Ă  suivre une conversation
Le retour à l'activité

Documenter le retour à l'école, au sport, au travail et à la conduite

Retour à l'école

L’Ă©valuation documente les atteintes attentionnelles, mnĂ©siques et de vitesse de traitement qui peuvent affecter la performance scolaire. Le rapport soutient la mise en place d’accommodements temporaires auprès de l’Ă©quipe-Ă©cole, comme du temps supplĂ©mentaire ou une rĂ©duction de la charge cognitive.

Retour au sport

Le retour au jeu suit les protocoles Ă©tablis pour les commotions, particulièrement importants dans les sports Ă  contact. L’Ă©valuation neuropsychologique apporte une lecture cognitive objective qui complète l’examen mĂ©dical et les protocoles sportifs comme le SCAT5.

Retour au travail

Pour un adulte, le retour au travail mobilise des fonctions cognitives exigeantes qui peuvent rester fragilisĂ©es après une commotion. Le rapport clinique documente les capacitĂ©s actuelles et peut appuyer une demande de retour progressif, d’accommodement ou de rĂ©adaptation auprès de la CNESST, de la SAAQ ou d’un assureur.

Retour Ă  la conduite

La conduite automobile sollicite l’attention divisĂ©e, la vitesse de traitement et le jugement spatial. Lorsque ces fonctions sont atteintes, l’Ă©valuation prĂ©cise si la conduite est encore sĂ©curitaire et peut appuyer une dĂ©cision clinique Ă  ce sujet.

La valeur de l'évaluation

Pourquoi consulter en neuropsychologie après une commotion

L’Ă©valuation neuropsychologique apporte une lecture objective des atteintes cognitives lĂ  oĂą les plaintes subjectives sont parfois mises en doute. Elle distingue les sĂ©quelles de la commotion d’autres facteurs qui peuvent mimer les symptĂ´mes, comme un syndrome anxieux, un trouble du sommeil ou un trouble prĂ©existant de l’attention. Elle permet aussi de documenter la rĂ©cupĂ©ration dans le temps lorsqu’un suivi longitudinal est indiquĂ©. Dans les cas de commotions rĂ©pĂ©tĂ©es, notamment chez les athlètes, l’Ă©valuation peut Ă©galement entrer dans une dĂ©marche de prĂ©vention clinique Ă  moyen terme.

L'évaluation en pratique

Ce que comprend l'évaluation neuropsychologique post-commotion

L’Ă©valuation combine plusieurs mesures ciblĂ©es sur les fonctions cognitives les plus vulnĂ©rables Ă  un traumatisme craniocĂ©rĂ©bral lĂ©ger.

01
Entrevue clinique et récit de l'évènement

Documentation des circonstances de la commotion, de l’Ă©volution des symptĂ´mes, des antĂ©cĂ©dents mĂ©dicaux et des commotions antĂ©rieures. L’entrevue aborde aussi le fonctionnement prĂ©-commotion pour Ă©tablir un point de comparaison clinique.

02
Mesures attentionnelles et vitesse de traitement

Tests standardisĂ©s de l’attention soutenue, de l’attention divisĂ©e, de la vitesse de traitement et de la mĂ©moire de travail. Ces fonctions sont les plus souvent atteintes après une commotion et leur mesure objective est essentielle.

03
Mémoire et fonctions exécutives

Évaluation de la mĂ©moire verbale et visuelle, de l’apprentissage, et des fonctions exĂ©cutives comme l’inhibition, la flexibilitĂ© et la planification. Ces mesures documentent la portĂ©e des atteintes cognitives et leur rĂ©percussion sur les activitĂ©s quotidiennes.

04
Analyse intégrée et rapport

Synthèse clinique qui prĂ©cise le profil cognitif actuel, distingue les atteintes liĂ©es Ă  la commotion des autres facteurs possibles, et formule des recommandations adaptĂ©es. Le rapport peut soutenir les dĂ©marches auprès des assureurs, de la SAAQ, de la CNESST ou de l’Ă©quipe-Ă©cole.

Avant de consulter

Les questions les plus souvent posées sur l'évaluation post-commotion

Si votre question ne figure pas dans cette liste, prenez contact directement pour en discuter.

Prêt à amorcer la démarche

Un premier échange pour évaluer la pertinence d'une évaluation post-commotion

Que la commotion soit récente ou que les symptômes persistent depuis plusieurs mois, la démarche commence par une brève conversation pour comprendre votre situation et planifier les premières rencontres.